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vendredi 2 décembre 2011

Un certain Bettython











Ou la chronique d’une héroïne ordinaire...



                                                                               ( dessin extrait du Roman, chapitre 48, Technologic )

Allons bon, tous les effets amusants du Blog qui égrènent avec une étrangeté certaine le fleuve paisible de mon existence ne doivent pas me faire oublier l’estampille « mère ouvrière» qui m’astreint, telle une brave génératrice nucléaire, à un rendement syndical minimum :
Faire les courses. Lire la consigne. Décongeler. Chauffer. Eplucher. Débiter. Saler. Poivrer. Cuire. Goûter. Nourrir. Servir. Débarrasser. Jeter les restes. Ranger. Sourire niaisement. Prendre le panier de linge. Trier le linge. Remplir le tambour. Appuyer sur la bonne touche. Vider le tambour. Pendre le linge. 
Puis toujours recommencer. Analyser le contenu du frigo. Préchauffer. Cuire. Détailler. Saler. Poivrer. Décorer. Servir. Sourire. Débarrasser. Jeter les restes.
Vider la poubelle.


TECHNOLOGIC ?


Il est certain que SI nous devions comptabiliser nos gestes, nous perdrions toutes assez vite une certaine spontanéité dans le coeur de l'ouvrage maternel.

(Extrait du Roman : chapitre 36, Antimatière)
"Notes prises de travers dans mon cahier à lignes droites :
Calcul rapide des états de service de super Nova for Ever.
A) Avec une moyenne de 22 allers et 22 retours par semaine, sur 40 semaines soient 1740 conduites par an et environ 15 000 conduites depuis leur scolarité. Comptons une petite moyenne de 10 km par déplacement. Cela fait la bagatelle de 150 000 km parcourus pour Junior, Juniorette et Majorette, rien que pour les voir jouer au tennis, au théâtre, à la patinoire et j’en passe. British Airways n’en propose pas autant avec sa Top miles, grand voyageur !
B) Comptons un modeste quart d’heure par conduite, soient toujours 3750 heures de ma vie à attendre que le feu passe au vert, à n’écraser personne et enfin à claquer un million de fois la portière, sans bout d’index dedans.
Idem au niveau des repas. Une moyenne de 10 par semaine, fois 52 par an, fois 10 ans : 5200 pour une moyenne très moyenne de 4,5 personnes. Imaginez alors une grosse ville que vous nourrissez d’un coup de louche, un soir de Noël à la soupe populaire avec votre vaillant petit dos."


 REALLY  HEROISTIC ?

                                                                                                     ( dessin extrait du Roman, chapitre 36, L'Antimatière )




Je suis toujours édifiée du nombre de spots publicitaires dont nous sommes la cible, face à notre écran cathodique, aux grandes heures d’affluences . S’il fallait y voir un fil conducteur, on y verrait l’histoire d’une fille ordinaire, taillée dans une brindille, un peu  comme nous, les dents ultra blanches, la permanente soudée à l’extrait de cornichon sauvage. Elle est gantée de rose fluo et toujours rayonnante de bonheur à l’idée de nettoyer les plats en sauce. Bonne mine dit ensuite qu’elle se moque des rides mais se fâche tout rouge quand son tee-shirt est taché de mélisse. Doux jésus, le téléphone portable est heureusement étanche en toutes circonstances, même si junior le prend pour hochet quand maman change ses couches. De toute façon, si bébé casse, elle est bien assurée . C’est écrit en tout petit, en bas du contrat d’assurance.
Puis observons les comportements alimentaires anarchiques de la brindille :
Mademoiselle savoure du Bacon aux chandelles. Le lendemain, elle pique le pudding de sa copine dans la salle de gym, goutte le jus d’orange d’un inconnu dans la rue, a des orgasmes avec les produits laitiers tout en trempant son doigt tout entier dans la mayonnaise et doit compenser tout ça en buvant toujours de l’eau à la bouteille. Pourvu qu’on la voit de profil.
Celle-là même se promène presque nue en faisant son repassage ( comme moi, souvent) et on finit par s’étonner de la facture d’électricité.
Je m’insurge contre super Blanche neige, pure légende fabriquée de toutes pièces par les propagateurs du féminisme primaire. Organisons plutôt un « mini télé charité » pour financer une sorte de ministère sur la femme nourricière… genre de Super Cabinet ou l’on plancherait en première session sur d’autres terminologies que la biblique expression « mère au foyer ».

Prononçons tout haut, pour voir ce qu'une revalorisation verbale ferait au téléphone :   
_ Pourrais-je parler, s-il vous plait, à l’Ingénieure Familiale en charge des dossiers domestiques ? 
Essayons la technique Titanic :
_Madame la Capitaine de Vaisseau serait-elle disposée à présider le repas, près du hublot bien sûr ? 
Plus cosmique, on trouve :
_ Supere Nova a encore frappé, elle laisse derrière elle un rai de diamants poudrée d’or… 
Plus terroir, il y a :
 _Du rififi à la dernière tablée dominicale. La Managere Miraculeuse a bluffé
l’ assistance avec son pâté en croûte…
De « Sans » travail nous passerions à « Cent » travail dans les pointillés malingres de la fiche familiale. Au même moment, certaines expressions comme « la Femme au pot au lait, Miss multi-tâches ou Madame propre » seraient définitivement abolis au premier vote à mains levées …et manucurées d’une parité bien assise au parlement.



TOPIC SO DRAMATISTIC ?

Mais non...pas si dramatique du tout.
Au contraire, la vie est belle quand on peut la croquer à pleines dents, avec cette chance d'avoir un corps qui répond aux commandes.
Passé ce petit esclandre personnel, mobilisons-nous pour autre chose que notre pauvre condition humaine de SUPER VALIDE. Et que ferions nous de nos journées si nous n'avions personne à envelopper avec nos grandes ailes protectrices ?…Quel bonheur de dépenser autant d'énergie avec une autonomie si naturelle à nos yeux et pourtant affreusement inaccessible pour d'autres.
J'en viens à vous parler du rendez-vous Téléthon 2011. Bougeons-nous, surpassons-nous,  dépassons-nous pour les épreuves proposées.
Donnons au 3637 depuis la France.
Donnons au 0800 850 860 depuis la Suisse.











                                                                                                           (dessin extrait du Roman, chapitre 57, Le Haka )




OPTIMISTIC ?
  
De toutes façons, je suis de toutes les causes...Le cancer du sein, le Poppy du souvenir militaire, la journée mondiale du Sida hier, le Téléthon aujourd'hui ... à fond !
Parce que vous y voyez un problème, vous ?
Un truc qui cloche ?

Ah ouiiiii  la moustache !!!
C'est le mouvement des "Movember" qui s'est terminé mercredi dernier . Les hommes se laissent pousser la moustache le temps du mois de Novembre pour mettre l'accent sur la recherche médicale contre le cancer de la prostate, le saviez-vous ?
http://www.movember.com/

Je vous le dis : l'être humain est profondément empathique.  Restos du coeur, Secours Catholique, donations pour tsunamis, tremblements de terre, innondations etc...nous sommes tous concernés par la détresse des autres. 
Il reste des espaces de générosité en dépit des crises, en dépit de LA CRISE dont on nous accable tous les jours en ce moment... Il existe des espaces de courage et de dignité. C'est notre liberté de pensée qui est en jeu. Rien ne pourra nous priver de cette qualité de coeur !!!


"Créer, c'est résister .
Résister, c'est créer"
( Stéphane Hessel, "Indignez-vous".)


THAT's FANTASTIC  !!!!





Chers Padawans, après cette envolée lyrique, ce petit souffle d'espoir sur nos esprits courbes, je vous rappelle que les chapitres 1.12 à 1.16 sont à votre disposition dans la rubrique Roman de ce blog.

"A vot'bon coeur" pour un petit clic quotidien sur la vignette Cosmopolitan, n'oubliez pas !!! Grâce à vous je suis en première page alors je compte sur vous, chers padawans de mon coeur, pour les jours à venir.
Et je vous embrasse en douceur, débarrassée de ma moustache qui pique !

 
A vendredi prochain !

dimanche 13 novembre 2011

Petit Roman entre amis





Voilà la mise en scène parfaite.
Voilà idéalement comment je vois une présentation réussie pour le lancement d’une produit totalement nouveau…



Je vous l’accorde, cette hypothèse est valable dans un vrai décor en dur, un samedi de foule prise de fièvre acheteuse, une veille de Noël.
Rahrahrohroh !!! le bonheur pour les éditeurs papier !!!

Entre nous, pas besoin de pester dans la file qui mène à la caisse. Grâce au blog, on va procéder autrement…je vais diffuser un lot de chapitres environ chaque week-end. … Oui, toi, petite lectrice cachée derrière l’écran, blottie dans ton bon vieux peignoir en pilou ou dans ce fidèle sweet troué et trop large, tout restera entre nous. Et rien qu’entre nous.
Hahohohiho !!! le bonheur pour les écrivains comme moi !















(Cas de figure, la veille des vacances d’été…c’est tout pareil.)





Le 11.11.11, vous avez pu découvrir le prologue… Quelques mots d’introduction pour la suite, histoire de se mettre en condition !

Le genre

Comédie douce amère, à la limite du fantastique, sur celui « qui croit voir » et qui est « vu à son tour ».

Trois univers (la Femme, la Star, le Sauvage) se succèdent puis s’imbriquent les uns aux autres, pour ne faire plus qu’un au final. Les thèmes abordent la notion de reconnaissance de la femme, les illusions portées sur le vedettariat.... la recherche identitaire à travers un imbroglio d’aventures cocasses.

En toile de fond, des inserts journalistiques sont régulièrement dispensés par la radio Serendip’ News. Le mot « Serendipity » en anglais signifie « démarche qui consiste à trouver quelque chose d'intéressant de façon imprévue, en cherchant autre chose, voire rien de particulier ». Les annonces favorisent une interaction singulière entre actualité et évènements vécus par les personnages. Elles laissent entrevoir par les sujets, parfois décalés, notre mode de vie à venir.
Les bons sentiments finissent par clôturer l’histoire.
Le rôle de Femme bienveillante est universel.
La fin est positive, dynamitée par un rebondissement en fin de roman.

Les personnages.

L’héroïne est Betty. C'est une Bridget Jones, version mère de famille, qui a le sens aigu de la dérision et est en proie à un tas d’interrogations sur son positionnement social. D’ailleurs, son sujet récurrent est sa bataille acide contre les « A », les actives. Elle est touchante, gaffeuse, généreuse. Beaucoup de femmes devraient se reconnaître dans son dédale existentiel, entre mari, carrière professionnelle et enfants.

La Star représente la gloire aveugle, la fuite en avant, l’illusion du bonheur parfait, la solitude extrême du vedettariat. Elle veut tendre vers un retour aux sources et trouve enfin l’Amour sur le chemin d’une réflexion sur sa vie personnelle.

Le personnage Bombyx, papou de son état, joue le rôle du Candide qui observe avec naïveté notre société au travers le prisme déformant d’un portable .
Il parle à la manière d’un personnage d’Astérix, avec dérision et ingénuité. Son langage, truffé d’anachronismes, permet une comparaison sans concessions entre sa société primitive et les excès du monde occidental.

Le disparu Teddy MCT est l’intégrateur négatif, le diable moqueur. Celui qui est à l’origine de la cascade d’événements étranges.

Bonne lecture : le prologue et les 3 premiers chapitres vous attendent dans la partie "Roman" de ce blog.
(J’attends vos réactions sur Facebook)







samedi 29 octobre 2011

J moins 4

Théorie de la relativité selon Betty…
Illustration extraite du roman Betty Divine




Illustration extraite du roman Betty Divine.